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mercredi, 08 septembre 2010

Agnès Varda étudie à l’Ecole du Louvre et à la faculté de lettres de Paris. Pendant dix ans elle est photographe attachée au T.N.P (Théâtre national populaire) de Jean Vilar. En 1954, elle se lance dans le cinéma sans aucune formation, avec un long-métrage déjà annonciateur de la Nouvelle vague : La Pointe courte. Carrière au cinéma

Agnès Varda rompt avec la narration propre au cinéma dominant et invente la cinécriture : c’est de l’image que doit naître l’histoire et non l’inverse. Quant à la manière de voir, ce n’est pas forcément la sienne. Sensible mais distante, Agnès Varda fait circuler un véritable corridor entre fiction et réel grâce à une mise en scène résolument décalée. D’où l’aspect légèrement documentaire de Cléo de 5 à 7 (1961). Varda y filme un double drame. Celui du mannequin que deux heures séparent du résultat de ses analyses médicales, puis celui de la femme qui, au fil de son errance entre Montparnasse et le Parc Montsouris, ouvre soudain les yeux sur sa condition d’objet. Le Bonheur (1964) est une fable sur une donnée de l’existence dont la signification demeure insaisissable. Pour marquer le contraste entre la nature, la sensualité, où s’inscrit le bonheur, et le conflit, Varda joue de sa maîtrise des couleurs. Puis elle tourne avec Catherine Deneuve et Michel Piccoli pour Les Créatures (1965). Après Loin du Vietnam (1967), reportage co-réalisé avec Klein, Lelouch, Ivens, Godard, Marker et Resnais, puis Lions love (1969), chronique improvisée à Hollywood, Varda tourne Daguerréotypes (1975), un documentaire sur les habitants et les commerçants de sa rue, la rue Daguerre. L’Une chante, l’autre pas (1976) met en scène deux femmes, deux conditions féminines filmées avec un recul amplifié par les quinze années qui les séparent. Puis, en 1980, Varda construit deux films sur Los Angeles, Documenteur et Murs murs. Le film qui la consacre demeure Sans toit ni loi (1985) et lui permet d’obtenir le prix Méliès et le Lion d’or à Venise. Une marginale est retrouvée morte un matin d’hiver au bord de la route. Agnès Varda reconstruit les deux derniers mois de la jeune femme par des flashs-backs. A la mort de son époux Jacques Demy en 1990, elle réalise trois films en son hommage : une fiction, Jacquot de Nantes (1990) et deux documentaires, Les Demoiselles ont eu 25 ans (1992) et L’univers de Jacques Demy (1995). A l’aide d’une caméra numérique, elle réalise Les Glaneurs et la glaneuse (1999), un documentaire sur le glanage très bien reçu par le public et les critiques. Elle fera une suite sous le titre Deux ans après (2002). Elle reste ensuite dans le documentaire, cette fois-ci plus personnel avec Quelques veuves de Noirmoutier (2004) et surtout Les Plages d’Agnès (2006) : un auto-portrait à la fois privée et professionnelle, qui lui vaut, en 2009, le César du Meilleur film documentaire. source : http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php ?pk=14595


 

 

 

 

 

 

 


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